Posts Tagged ‘fantasy fiction’

For #NationalTellAFairyTaleDay I offer the heart of an odd project that never quite happened. I loved learning French. Uni careers advice person sneered at me and said, there are no jobs with French. In 1984 he was correct. But the language enchants me. I’d love to tell stories in French.
I apologise for all the language mistakes in this piece. (Please do let me know in the Comments below!) Apart from the traditional start –
Once upon a time, there was… – I keep to present tense and simple-ish sentences. The story was originally intended for school children.
Of course this has limited appeal. Yet there are images here which flow in French, that I’d never have devised in English.

Il y avait une fois un roi et une reine.  Ils habitent un grand château. Ils sont très riches.

Mais le roi et la reine sont malheureux parce qu’ils n’ont pas d’enfant. Tout d’un coup, la reine est devenue enceinte. A la fin de 9 mois – voilà un bébé. C’est une fille.

…Une jolie petite fille avec de toutes petites mains, avec un tout petit nez, avec des touts petits pieds, des cheveux marrons, et avec des yeux bleus comme le ciel.

Le roi et la reine font la fête, avec toute la cour. Tout le monde est invité. Le roi et la reine invitent aussi les 7 fées qui habitent au royaume.

Les 7 fées arrivent. Elles portent des robes magnifiques. Elles ont des ailes qui brillent comme des bijoux. Et chaque fée a une baguette magique.

Chaque fée offre un cadeau à la jeune princesse: on la donne touts les vertus – la beauté, la grâce, une belle voix pour parler et chanter … qu’elle joue parfaitement à la guitar et au piano… qu’elle sait bien monter à cheval… qu’elle fait parfaitment son broderie…   enfin, tous qu’une princesse du 16ième siècle doit savoir faire.

Ensuite – à table! On mange et on boit. C’est bon! C’est beau! C’est délicieux! Toutes les fourchettes, tous les couteaux, même les verres sont faits d’or. Qu’est-ce que ça brille dans la belle lumière des bougies.

Mais tout d’un coup la salle devient noir comme la nuit. Un grand vent souffle et ce vent éteint toutes les bougies – pouf!

En haut de l’escalier, la grande porte de la salle s’ouvre – claque!

Et dans un nuage, tout le monde voit entrer une fée habillée tout en noir, avec des bijoux et une couronne d’acier. Elle descend l’escalier. Ses ailes sont fait d’acier, eux aussi. Elles font un bruit affreux.

C’est la fée Carabosse! Elle est vieille. Elle a beaucoup de puissance magique. Et elle est de mauvaise humeur. Elle est super fâchée! Parce que personne ne l’a invitée à la fête pour la princesse. Le roi et la reine pensent que la fée Carabosse est morte. Soit morte, soit ensorcelée. Alors bien sûr personne ne l’a invitée.

Furieuse, la fée Carabosse s’avance jusqu’au berceau de la princesse. Ses ailes d’acier claquent comme les dents d’un dragon.

La reine pousse un cri de peur. Elle court vers la fée Carabosse, elle veut l’arrêter – mais la fée méchante repousse la reine avec sa magie. La reine tombe par terre. Elle pleure.

Carabosse regarde la petite princesse, elle regarde toute la cour et, d’une voix forte, elle dit: “Maudit soit ceux qui m’oublient! Malheur à vous, roi et reine! Et mort à la princesse! Jamais plus personne de ce royaume va rire ou sourire, car – je vous le dis, je vous le jure – le jour de son seizième anniversaire votre jolie princesse va mourir! Ella va trouver un fuseau, elle va se percer la main de ce fuseau – et la blessure va l’empoisonner et la tuer avant la fin de la journée. C’est moi Carabosse qui vous le dis. Ainsi soit-il!”

Et dans un nuage de fumée verte – pouf! – la fée méchante est partie.

Dans la cour tout le monde est effrayé. On pleure, on s’arrache les cheveux.

Mais alors une des 7 fées avance. Elle lève sa baguette magique, et voilà! Du calme. La fée porte une robe argentée. Elle a des ailes et une couronne d’argent. Elle a même des yeux argentés.

Tout doucement la 7ième fée dit, “Majestés, ne vous inquiétez pas. Je n’ai pas la puissance magique pour défaire entièrement la malédiction de Carabosse – mais je sais la modifier.
“Alors, majestés: le jour de son seizième anniversaire votre fille la princesse va bien se percer la main d’un fuseau – mais au lieu de mourir, elle va tomber dans un profond sommeil de cent ans.
“A la fin de cent ans, c’est un beau prince qui va venir la réveiller.
“Et pour que la princesse ne se réveille pas toute seule, toute la cour et tout le château vont aussi dormir cent ans. Tout sera protégé. Tout va se réveiller, sain et sauf, dès l’instant que la princesse s’ouvre les yeux.
“Mais vous, majestés, quand votre fille s’endort, vous devez la quitter, vous devez quitter le château et passer le reste de vos jours ailleurs, loin d’ici. Voici combien ça coûte, pour sauver votre fille.”

Le roi interdit de filer au fuseau, sous peine de mort. Ainsi passent les seize ans. La princesse est jolie, elle est gentille, elle est sympathique. Elle aime bien se promener, à la campagne et dans le château.

Le jour de la 16ième anniversaire de la princesse, il fait beau temps. Personne ne pense plus à la malédiction de Carabosse. Surtout, la princesse pense seulement à sa fête – et aux cadeaux! Elle se promène dans le château. Elle cherche sa bonne, elle veut sa nouvelle robe de fête. La princesse ne trouve personne et elle est presque de mauvaise humeur.

Tout d’un coup, au fond d’un couloir, une petite porte s’ouvre. Voilà une chambre que la princesse ne connaît pas. Et là dans la chambre il y a une vieille femme. La vieille s’occupe d’une … chose, une machine, que la princesse ne connaît pas.

Alors la princesse entre dans la chambre. Le soleil brille fort par la petite fenêtre. Mais les coins et le plafond sont ombreux et plein de toiles d’araignées.

“Bonjour, grand’mère,” dit la princesse.

“Bonjour, bel enfant,” répond la vielle. Elle sourit. Elle na pas de dents.

La princesse regarde le fuseau. “Qu’est-ce c’est? Que faites-vous?”

“Eh bien, c’est un fuseau. Je file. It faut filer le lin ou le coton, ou bien la soie, pour faire le tissu de vos belles robes. Tenez, ma belle, venez voir…”

Il semble que la vieille ne connait rien de l’interdiction du roi.

“Oh, qu’est-ce que c’est joli!” dit la princesse. “Faites voir!” Et elle met la main sur le fuseau. “Aie! Ça fait mal! Ça me pique…  Tiens, grand’mère, je ne me sens pas bien, je suis tellement fatiguée…”

La princesse tombe par terre. La vieille sourit horrriblement – et elle disparaît dans une nuage de fumée verte.

La princesse commence à ronfler.

Au bout de cent ans un prince vient se promener à la campagne. Il est grand. Il est beau. Même son cheval est beau.

Le prince entre dans un bois. Il perd son chemin. Au coucher du soleil, parmi les arbres, le prince se trouve devant une grande haie. Partout il y a des épines affreuses. Le prince voit des squelettes, il voit des épées et même les restes d’un cheval – tous morts en essayent de traverser la haie d’épines.

Le prince se souvient d’une vieille histoire: il a entendu parler d’un ancien château caché et oublié derrière une grande haie d’épines affreuses. Et dans ce château, dit l’histoire, se trouve une belle princesse endormie depuis cent ans, que seulement un prince peut réveiller – avec un bisou.

Alors le prince tire son épée et se prépare à attaquer la haie. Il a très envie de voir la belle au bois dormant! Les oiseaux chantent, les étoiles sont au ciel, et le prince s’étonne de voir les épines affreuses qui s’écartent devant lui.

Le cheval du prince a trop peur. Il ne peut plus continuer. Donc le prince marche à pied jusqu’à la grande porte du château. La porte s’ouvre – avec des grincements horribles.

Le prince entre dans la cour du château. Il s’effraye: parce qu’il voit partout des morts… Mais au bout de quelques instants le prince voit que personne n’est mort. 

Partout – dans le jardin, dans la cour, sur l’escalier, dans la grande salle – il y a du monde qui dort. Et qui ronflent de leur mieux. Il y a des soldats. Il y a des gentilhommes et des dames de la cour royale. Les uns dorment par terre, les autres dorment assis. Sur le toit dorment des pigeons. Il y a un chien étendu par terre, comme s’il court toujours, il a la bouche ouverte – évidemment il est sur le point de mordre la queue du chat qui le fuit. Mais les deux animaux sont allongés par terre, et ils ronflent comme tous les autres.

Le prince trouve une belle chambre toute dorée. Dans la chambre se trouve un grand lit. Et sur le lit dort la princesse. Elle porte une robe blanche brodée de fleurs et d’oiseaux bleus. Ses cheveux marrons sont très, très longues. A travers ses pieds dort un chaton blanc. 

Le prince voit la belle princesse et il tombe amoureux sur place. Tout doucement il s’avance vers le lit, il se penche en avant et il donne un tout petit bisou à la belle au bois dormant.

Le chaton ouvre des yeux bleus et dit, “Miaou!?” Il se lève et s’étend d’un air content.

La princesse ouvre des yeux bleus et dit, “Te voilà enfin!”

Et la princesse se lève et s’étend d’un air très content, parce qu’elle fait de beaux rêves depuis cent ans. Elle reconnait le prince de ses plus beaux rêves. La bonne fée, elle n’est pas bête!

La princesse dit, “Mais j’ai faim! Allons trouver à manger! Et il me faut absolument une tasse de thé…”

Quand le prince et la princesse descendent dans la cour du château, ils voient toute le monde qui se réveillent. Les soldats bâillent énormément. Les pigeons se mettent à roucouler.  Même le feu à la cheminée se r’allume. Et le chien aboie et achève de chasser le chat, qui lui donne une bonne baffe au nez.

Partout dans le château on allume les bougies. Heureusement il y a très peu de poussière, ni de toiles d’araignées, grâce au charme protecteur de la bonne fée.

Alors on fait la fête de mariage la nuit même. La viande, le pain, le vin, les légumes et la soupe sont toujours bons – grâce encore à la bonne fée.

Après avoir bien mangé, la princesse et son prince se promènent ensemble dans le jardin du château, sous la lune, parmi les belles fleurs de la nuit.

Le prince est beaucoup trop amoureux pour dormir. Et la princesse n’en a vraiment pas besoin.

❦ FIN ❦

Image credit: Spinning wheel by WikiImages from Pixabay

Blog revised (divided to make shorter pieces!) after expert advice that you can’t cope with long articles…
Tell you what, you tell me: comments below. And anyway, you’ve probably seen Part 2 of this already, thanks to blog layout. Hey ho.

The hero who faces the dragon can inspire or warn many generations

“…Let them [children] at least have heard of brave knights and heroic courage”

PART 1:   Richard Dawkins won his headline coverage at the 2014 Cheltenham Science Festival by belittling fairytales and suggesting that childish fantasies should be dropped in favour of “a spirit of scepticism”.

Dawkins has a string of letters after his name. My late father, the entomologist Professor A D (Tony) Lees, had only BSc, PhD and FRS [Fellow of the Royal Society, Britain’s top club for scientists. You don’t get many of them to the pound]. From my earliest years, my father read to me and encouraged me to love stories.

In his own boyhood, my father was partly inspired to follow the way of the naturalist by reading the children’s fantasy series Dr Dolittle.

Before that story was razzamatazzed by Hollywood, Hugh Lofting’s stories about the little portly doctor from Puddleby-on-the-Marsh nudged young readers to consider very serious subjects indeed. The Dolittle books explore friendship, family, multi culturalism, moral dilemmas, money management, cruelty, ignorance, courage and the stultifying effect of narrow thinking – including academic snobbery… Lofting himself was a WW1 veteran and international civil engineer.

Relief from logic

My father – and his colleagues – sent me exploring Narnia, Middle Earth, Japanese poetry and mythology, Jules Verne proto steampunk science fiction and of course the spoof scientific methods of Sherlock Holmes. For these very serious scientists such fiction provided relief from the business of hard logic – as well as springboard moments of ‘What if..?”

Several models of mobile phone, medical diagnostic devices and even the latest space ship design derive directly from the enduringly popular TV science fiction series Star Trek.

“If you want your children to be intelligent, read them fairytales,” Albert Einstein is alleged to have said.

The author Beth Webb says “Fiction inspires scientists to imagine the impossible.” All my life I’ve seen how the arts and science mutually nourish each other. I’ve observed author Sir Terry Pratchett deep in discussion with performers and scientists as he developed more of his glitteringly successful, magi-technical Discworld. Good fantasy writers start from real science in order to create plausible fiction.

And yes, bad fantasists distort science to con the less well informed. Look at almost any so-called UFO website; it’s very nearly impossible to find genuine information.

But the professors from around the world who dined at my father’s table, talking shop until my mother and I crept away in exhausted incomprehension, valued creativity from fine art to fine words. Very serious scientists love fantasy.

Great beards in the sky

Dawkins complains that fairytales indoctrinate children in “supernaturalism”. An ardent atheist, he worries that fables put young minds at risk of being caught in the webs of religion.

But isn’t it exactly the other way around? I suggest that young people experienced in the difference between fantasy and reality are far LESS likely to be taken in by claims of resurrection, virgins in heaven, tablets of stone, divinities with animal heads, guided thunderbolts or any of the great beards in the sky that rulers have invented to control the general population.

The woodcutter takes charge of the dragons, tricking them out of their treasure

Legendary hero Stan Bolovan wins wealth and happiness by keeping his nerve: a lesson for children? (Illustration from ‘Dragon Games’ story in DRAGON TALES CD and e-book by Chloë of the Midnight Storytellers)

I can’t have been the only child who was disappointed to discover that her toy magic wand didn’t work, and that no amount of burrowing to the back of wardrobes led to a snowy lamplit land. Privately, without fuss, I confirmed the difference between make-believe and the real world.

Dawkins fails to credit children with their natural bloody-minded common sense. We know in our bones – I revert to eight years old here – that frogs can’t turn into anything (except interesting corpses…), that superheroes don’t fly to the rescue and that dragons don’t light up our skies. And we see pretty soon that prayer can ease fear but it doesn’t stop earthquakes or save loved ones.

The uses of metaphor

As it happens I deal in make-believe on a daily basis. For the purpose of children’s entertainment I have constructed the fantasy world of Agent Green the Dragon Whisperer – lead draconics expert and field operative for DCHQ, Dragon Conservation Headquarters.

In costume and character I tell stories about dragons, plus traditional folktales and legends from many cultures around the world. I must be doing something right because it’s no trouble to keep a couple of hundred primary school pupils completely spellbound. Even teen and adult fantasy fans – especially Tolkien/LOTR enthusiasts – enjoy my Masterclass in the Care & Training of Dragons.

But what is actually the point of fairy stories and folktales? (As the very teutonic academic demanded at the end of my Tolkien Society presentation in 2012).

Beth Webb (also on Facebook) writes elegant fantasy fiction that is adored by an extraordinary range of children and teens. She also works with the UK’s most gifted and talented young people – frankly, the great thinkers and top boffins of our future – in writing courses bubbling with joyously outside-the-box creativity. Most of her students won’t become professional writers but they do go on to communicate more effectively with the rest of their world. They never forget the critical and constructive thinking skills – yes, the ‘spirit of scepticism’ – and the creative freedom opened up for them under Beth’s guidance.

Educationalists around the world assert

  • For children transitioning from concrete thinking to abstract thinking, the structure, phrasing and imagery of fairytales/folktales demonstrate the uses of metaphor.
  • Fairytales accustom children to narrative structure and develop their vocabulary. Children who grow up hearing, telling and reading stories move more easily into written work at school.
  • Fairytales allow children to experience fear and danger at a safe remove. Children observe how wit, courage, creative thinking and co-operation solve problems.

I would also say that fairytales and folklore help connect young people to their cultural roots. Equally, stories from different cultures give children insight into other ways of life and different values. In a world where belief systems are clashing with ever bloodier violence, and the great beards of temple, church and mosque are prescribing and proscribing with ferocious zeal, stories become a last chance to broaden cultural horizons.

Very definitely fairytales promote scepticism: think of all the mocked and unloved third sons or daughters of storyworld who shine as role models, defying convention and authority to save their families. Consider Dawkins’ improbable frog prince, and the Beast in his rose garden: apparently impossible partners for a human – yet their gentleness and delightful good company invite us to take the difficult step of looking beyond appearances, beyond prejudices.

And now refill your glasses for Part 2: scroll up to the next blog post title ‘Fairytale: A Great Escape’

1425538_10151573281432537_1571695818_n

If you’d like to be entertained by live Story Cabaret (spoken word fantasy for audiences of adults) or would like workshops to inspire your own creativity, as well as for secondary schools Year 7 – Sixth Form, please check out my work

I also supply storytelling for primary and junior schools and family events as Agent Green the Dragon Whisperer

If you’re really keen, Dragon Tales the e-book for Kindle is available for a teensy tithe of treasure – only GBP£2.56 – including more illustrations